Mercredi 26 mars 2008

AVERTISSEMENT : A moins d’un événement exceptionnel,ceci sera fort probablement le dernier post sur ce blog.

Ce que Nancy a hâte de retrouver:
• Sa famille et ses amis pour leur faire un gros câlin
• Claude Poirier (10-4!)
• La cabane à sucre
• Un punching bag
• L’hélicoptère TVA
• Écouter de la musique à plein volume dans son Cavalier
• Le café Tim Hortons
• Un four pour cuisiner autre chose que de la soupe et des pâtes 
• Tous les cossins qu`elle ne se rappelait plus qu`elle avait et qui dorment depuis deux ans dans des boîtes dans le sous-sol de ses parents
• Sa grosse bébitte noire qui miaule
• Une laveuse
• La fondue chinoise

Ce qui va manquer à Nancy:
• Le rhum nicaraguayen Flor De Cana
• Le karaoké le samedi soir au Chili’s
• Les fruits et les légumes frais du marché
• Son ami Anibal, le meilleur gars de la Terre entière!!!!
• Sa tite-maison à elle toute seule

Ce dont Nancy ne s’ennuiera certainement pas:
• Les obscénités qu’elle se fait crier dans la rue tous les jours
• La poussière des rues de La Esperanza
• Les « écrapoutis sanglants » que nous montrent chaque jour les médias honduriens
• Faire du pouce et voyager dans une boîte de pickup avec vingt poches de patates
• Devoir chauffer sa chambre avec son grille-pain
• Les puces, punaises de lit et autres insectes qui piquent!!!
• Les attaques de chiens
• Sa douche sans pression
• Les trajets de bus sans fin

Ce que Nancy redoute:
• La neige et le froid
• Le trafic de Montréal
• Perdre son espagnol
• Les voisins bruyants
• Que les têtes-à-claques pognent encore

Et vous, que pensez-vous que Nancy a hâte de retrouver, ce qui va lui manquer, ce dont elle ne s`ennuiera certainement pas et ce qu`elle redoute? Celui ou celle qui me donne la réponse la plus originale ou surprenante va se mériter un prix spécial hondurien. Bonne chance à tous et à toutes!

par Nancy Malenfant
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Mercredi 26 mars 2008

La plupart  d’entre vous le savent déjà… le 30 mars je reviens au Québec. Pas seulement pour deux semaines ou deux mois cette fois-ci. Je compte m`installer pour un bon bout.

 

Dans l`esprit de célébrer ce départ, j`ai reçu hier l’invitation d’un ami pour prendre un verre. L`ami en question passe me prendre chez moi en voiture et nous nous rendons dans un resto de la place. Dans les dix minutes suivant notre arrivée, un autre ami à moi fait son entrée dans le resto. Oups…. Ça commence à sentir le « surprise party ». Je n’aime pas ça. Je déteste les surprises.

 

Finalement, j`étais dans l’erreur. Il n`y avait aucune fiesta au menu. La soirée continue…Parle parle, jase jase. La conversation finit par dévier sur les œufs de taureau (traduction littérale de l’espagnol). Je ne comprends absolument rien. Alors je me tanne et je finis par demander ce que sont les fameux œufs de taureau. « Des testicules de taureau  », me répondent en chœur mes deux amis en ajoutant que c`est un plat sublime que je dois absolument essayer avant mon départ.

 

Soit! Je ne reculerai sûrement pas devant un nouveau défi culinaire. En plein lundi soir 21heures, nous partons donc à la recherche d`un resto qui nous concoctera ce petit délice. Nous devons finalement graisser la patte d`une serveuse pour qu`elle accepte de nous préparer le plat en question alors que la cuisine du resto-bar élu est déjà fermée depuis une heure au moins.

 

Vous voulez savoir si c`était bon ou pas? La vérité est que c’était excellent. Croyez-le ou non, on aurait facilement pu me faire croire, mis à part la forme ronde, que je mangeais de la viande de poulet.

 

« Bon appétit à la maison! », comme dirait Marie-Josée Taillefer.

par Nancy Malenfant
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Dimanche 2 mars 2008
Attention quand vous mettez un Malenfant au défi! Il se pourrait qu'il vous surprenne...

Mise en contexte : L’été dernier, la cousine Val me montre une photo de l’accueil qu’elle, mon cousin et leur ami Guillaume ont réservé à leur pote Max qui revenait du Costa Rica. Ils l’ont attendu à l’aéroport avec chacun un T-shirt arborant une lettre du prénom de MAX.

Le défi : Je suis jalouse. Je n’ai jamais eu droit à un tel accueil. Je propose à la cousine Val de trouver assez de personnes pour porter les lettres de mon prénom et de mon nom de famille lors de mon retour à Noël.

La réalisation : Comme les Malenfant n’ont peur de rien… surtout pas du ridicule, je vous présente ici le super comité d’accueil qui m’attendait chez PET le 22 décembre.

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Vous ne rêvez pas. Il y a bel et bien une erreur dans mon prénom. Val, dans son souci écologique, a décidé de récupérer toutes les lettres qui ont servi pour MAX.

Merci 4 fois plutôt qu’une à toute cette belle gang. De gauche à droite : la cousine Val, mononc’ Denis, le cousin David le « bikeur terroriste », Francis Pièce, la cousine Marie-Ève, le frérot Seb, la belle-sœur Marie-Claude, Pop et Mom.

Un merci tout spécial aussi à tante Brigitte qui a filmé le plancher lors de mon arrivée…. Maudit bouton de caméra va!

par Nancy Malenfant
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Samedi 1 mars 2008
Aujourd'hui, je vous raconte la saga de Nancy dans sa quête d'un téléphone qui lui permettra d'accomplir une mission bien spéciale...

Nous sommes mardi le 26 février vers l'heure du dîner. Nancy a une entrevue téléphonique programmée à 14h00 avec un futur employeur canadien. Un seul hic. Nancy est en voyage autour du Honduras avec son frère et sa belle-soeur et ils viennent de mettre les pieds dans un hôtel en plein milieu de la jungle où il n'y a aucun téléphone à des milles à la ronde...

Première étape: La gentille propriétaire de l'hôtel offre son cellulaire à la future interviewée. Celle-ci n'aura qu'à lui rembourser le coût de l'appel. Il s'agit cependant de savoir combien coûte un appel au pays de la feuille d'érable à partir d'un cellulaire hondurien. Nancy décide de faire le test en appelant sa mère. Pas de réponse. Seconde tentative, on appelle chez le grand-père. Toujours pas de réponse. Troisième essai, on appelle le service à la clientèle de Bell Canada. Par chance, on tombe sur Émilie. Vous la connaissez? 

Après une minute à avoir dit plein de niaiseries pour essayer de mêler Émilie, la machine parlante-et-supposément-intelligente, on lui raccroche au nez. Coût
 de l'opération: 50 cennes!!! Wow! Si mon entrevue dure une heure, je vais y passer mon salaire de la semaine. On upgrade au plan B.

Deuxième étape: Il est 12h30. Nancy prend ses petits pieds et va faire du pouce sur le bord de l'autoroute. Un taxi la cueille et l'amène au village voisin. Elle descend du véhicule et se dirige vers le premier café internet en vue. En entrant, elle réalise tout de suite que c'est l'asile. Jamais elle ne pourra faire une entrevue à cet endroit. La musique joue dans le prélart et malgré tout, l'air climatisé arrive à l'enterrer avec son grondement d'enfer.

Au cas où elle ne pourrait pas trouver d'autre téléphone, Nancy teste tout de même la qualité de la ligne en répétant l'Opération "On Niaise Émilie". Le son est number one. Sauf que le potentiel employeur risque de penser qu'elle l'appelle d'un rave s'il entend le bruit de fond. Le plan C embarque.

Troisième étape: Nancy localise le second café internet du village. Le bruit y est encore plus fort, mais au moins le téléphone sans fil lui permet de sortir à l'extérieur pour appeler à travers les jappements de chien et les beuglements de vaches. Légèrement plus tranquille. 

Il est 13h00. Plus qu'une heure à attendre avant d'appeler. Nancy s'assoit tranquillement devant un ordi pour reviser ses courriels quand soudain... plus de connexion! Le serveur central qui dessert tous les abonnés internet de la région vient de planter. Après vérification, il semble que le problème ne pourra être réglé avant deux bonnes heures. Un léger sentiment de panique s'empare de Nancy puisque le téléphone fonctionnait avec l'internet. Que va-t-elle faire? 

Quatrième étape: Elle interroge une foule de gens en cognant aux portes. Qui a une ligne de résidence privée qui lui permet de faire des appels internationaux?? Elle serait prêt à lui louer sa ligne. iIs ont tous des cellulaires, mais personne ne semble avoir de téléphone privé.

Cinquième étape: Il est 13h15. Il faut trouver le bureau de la compagnie de téléphone. Eux vont pouvoir lui dire qui a une ligne privée avec appels internationaux et comment coûte un appel. Grâce aux indications d´une bonne douzaine de personnes que Nancy croise dans sa course au travers du village, elle arrive finalement nez à nez avec la porte fermée du bureau d'Hondutel. Jamais aucune porte hondurienne n'a reçu une telle poignée de bêtises par la poignée.

L'employé qui était l'autre côté de la rue assis à jaser avec la voisine se dirige vers Nancy quand  il voit sa réaction désespérée face à la porte fermée. Elle lui explique sa situation et lui de répondre qu'il n'a pas de téléphone dans son bureau (une compagnie de téléphone sans téléphone!!!) Nancy lui réplique qu'elle s'en fout, qu'elle veut seulement savoir ou elle pourrait aller appeler. Il lui pointe la maison de la voisine d'en face.

Sixième étape: Nancy traverse la rue, saute par dessus la carcasse de matelas qui sert de barrière d'entrée et va frapper chez la voisine. Elle consent à lui louer sa ligne au prix coûtant. Sauvée! Il est 13h30. Il ne reste que 30 minutes à attendre. Sauf que... la voisine part travailler dans 5 minutes!!! Merde alors!!! 

Septième étape: La voisine propose une solution. Elle va donner sa clé à l'employé d'Hondutel et celui-ci viendra ouvrir la porte à Nancy à 14h00 pour qu'elle puisse téléphoner.
C'est ainsi qu'elle a pu faire son appel comme prévu. Elle a dû rester debout dans le cadre de la porte d'entrée en compagnie d'un balai et de l'employé d'Hondutel qui est resté devant elle les bras croisés pour la surveiller tout au long de l'entrevue qui a duré une vingtaine de minutes. 

Et vous savez quoi? Nancy a reçu un courriel hier... elle a eu la job!


par Nancy Malenfant
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Jeudi 21 février 2008

Aujourd’hui, je vous ressors une anecdote du fond de mon tiroir de la mémoire (comme dirait le capitaine Cosmos)

C’était en novembre dernier. J`étais avec mon amie Marie-Andrée dans le bus qui allait nous mener jusqu’aux ruines Mayas de  Copán. Des passagers continuaient à monter. Des parents avec leur marmaille pleurnicharde, deux ados déglingués avec un cellulaire collé sur l’oreille, un homme d’affaires traînant un immense porte-documents. Tout à coup, le flot des passagers cesse. Il y a un bouchon dans l`escalier. C’est alors que je vois émerger une vieille dame toute voûtée qui avance à pas prudents. Elle s’appuie sur sa canne pour se frayer un chemin dans l’allée et s’effondre dans le premier siège libre qu’elle rencontre. Celui à côté de nous.

Je ne peux m’empêcher de sourire en voyant ce qu’elle a  à la main. Outre sa canne et un sac de plastique, elle porte un sac en papier à poignées qu’elle dépose avec soin sur ses genoux. Sur ce sac style « Victoria Secrets », une poulette de luxe en sous-vêtements affriolants prend une pose sexy allongée sur un lit de satin blanc. Que peut-il bien y avoir là-dedans? Un kit de dentelles avec un porte-jarretelles. J’essaie de m’imaginer la vieille dame vêtue de ces atours essayant de séduire son homme.

Elle ne cesse de mettre la main dans son sac. Peut-être est-ce pour sentir le tissu soyeux sur sa peau? Son manège m’intrigue un peu, mais quand je la vois verser de l’eau dans le bouchon de sa bouteille pour ensuite le déposer dans le sac, je commence vraiment à me poser des questions. D’autant plus que le sac semble émettre des sons.

En m’étirant le cou, je réussi finalement à apercevoir le contenu du fameux sac. Une poule!!! C’est le comble du comble! Une poule dans un sac à poule! Je suis morte de rire!!!

 

par Nancy Malenfant
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Lundi 18 février 2008

Je suis toute énervée. Vous ne devinerez jamais pourquoi! Mon petit frère et ma belle-sœur viennent me rendre visite au Honduras! Je les attends de pied ferme la semaine prochaine pour leur faire découvrir ce pays qui aura été mon chez-moi pendant neuf mois.

Ce neuf mois s’achève. Plus qu`un mois et demi avant le retour. Curieusement, je n`appréhende pas la fin de ce chapitre de ma vie. Je suis prête à tourner la page. Ma prolongation de contrat de trois mois m`aura permis de boucler la boucle. Quand je partirai, j`aurai le sentiment du devoir accompli.  Le projet sera entre bonnes mains et j`aurai eu le temps de faire des adieux décents à mes amis et mes collègues.

J`ai hâte de tous vous revoir. J’ai pu serrer la pince à plusieurs d`entre vous au temps des fêtes, mais ce sera tout de même bon de revoir tout le monde sans avoir ce sentiment d’urgence… en sachant que cette fois je ne repartirai pas au bout de quelques semaines.

Je commence à être un peu à cours d`inspiration pour mes blogs. Je crois que j’ai déjà un peu la tête au Québec….

par Nancy Malenfant
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