Je ne sais pas si vous avez vu les nouvelles, mais l´ouragan Félix s´approche du Honduras. Il devrait frapper le pays de plein fouet demain. C´est l´état d´alerte sur la côte des Caraïbes en ce moment. Félix semble suivre exactement la trajectoire de l´ouragan Mitch qui a dévasté le pays en 1998. Cela ne laisse présager rien de bon.
Ne vous inquiétez pas pour moi, je me situe dans une zone qui ne sera pas touchée directement par Félix. Cependant, nous nous attendons à recevoir beaucoup de pluie ainsi que devoir composer avec de forts vents, des coupures de courant et de téléphone. Je voulais seulement vous avertir pour ne pas que vous vous inquiétiez si jamais je ne donne pas signe de vie pendant plusieurs jours.
Par Nancy Malenfant
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Rock n' None ça vous dit quelque chose? Pour ceux qui s'en rappellent, sachez que j'ai eu la chance d'assister dimanche dernier à la version nicaragayenne de ce film légendaire mettant en vedette Whoopi Goldberg.
Tout commence alors que moi et mes copines canadiennes qui travaillent au Nicaragua recevons une invitation de quatre gentils garçons pour assister à leur célébration dominicale. Quand nous mettons les pieds dans l'église, le party est déjà pogné. Tout le monde chante, danse et tape des mains avec enthousiasme. La pasteur s'égosille en tenant son micro à deux mains les yeux levés au ciel et il se trémousse devant l'assemblée survoltée. Soudainement apparaît dans ma tête la vision de Grégory Charles et de sa troupe des petits chanteurs du Mont-Royal.
Fernando et Raphaël, deux de nos quatre nouveaux amis, font partie des musiciens. Ils jouent respectivement du clavier et... de la batterie. Ben oui, de la batterie dans une église, ça peut sembler bizarre, mais ça sonne plutôt bien.
Après une demie-heure debout pendant laquelle j'essaie désespérement de me débarrasser d'une crampe dans le mollet en passant inaperçue, les chants s'arrêtent et le pasteur prend la parole. Il nous souhaite la bienvenue à moi et à mes amies. Moins d'une seconde s'écoule avant que la marée humaine ne déferle sur nous. Tout le monde dans l'église s'est levé pour venir nous serrer la main.
Une fois le calme revenu, on nous garroche chacune une bible dans les mains. Le pasteur amorce un sermon sur le potentiel que chacun de nous cache au plus profond de lui et qu'il doit tenter d'extirper de ses entrailles. Si vous trouvez que les messes québécoises s'éternisent, vous n'avez rien vu. Le super sermon a duré près d'une heure à lui seul. Ouf! Une chance que le pasteur réussissait à rendre son truc intéressant parce que je vous jure que j'aurais pu facilement cogner des clous.
À la fin, il appelle un certain Gabriel à venir devant avec lui. Le Gabriel en question est atteint de schizophrénie. Il n'y a rien là semble-t-il, car nous allons le guérir par nos incantations. Le pasteur pose ses mains sur la tête du malade et nous commençons la séance d'exorcisme. Nous ordonnons aux méchantes voix qui hantent l'esprit de Gabriel d'aller jaser dans la cour du voisin. J'ai envie de rire, mais je me prête quand même cet exercice qui clôture sur une note plutôt comique mon expérience latino-évangélique.
Par Nancy Malenfant
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J'ai pris un gros risque cet après-midi. J'ai osé mettre les pieds chez la coiffeuse de La Esperanza.
Je craignais de devoir me mettre à chanter "Tourne la page" avec une magnifique coupe au carré style Village de Nathalie. L'expérience que j'avais vécue avec les coiffeurs de village africains fervents de la coupe bol venait alimenter mes craintes. Malgré mes doutes, j'ai tenté le tout pour le tout pour mes pauvres pointes fourchues qui n'en pouvaient plus de fourcher.
Comme j'ai pris cette décision un peu sur un coup de tête, je n'avais pas pris la peine d'éplucher mon dictionnaire pour connaître la traduction des termes "dégradé", "pointe" et "coupe". Essaye donc d'expliquer que tu veux garder ta coupe dégradée et seulement te faire couper les pointes quand tu ne connais pas ces mots. J'ai réussi à mimer quelque chose qui ressemblait à ce que je voulais dire et la coiffeuse a empoigné ses ciseaux.
L'opération a duré 4 minutes et 33 secondes et m'a coûté 3,50$. Je ne ressemble pas à Nathalie alors j'imagine qu'on peut dire que c'est réussi. Malheureusement, je n'ai aucune photo à l'appui pour vous le prouver.
PS. J'ai ajouté un répertoire de photos. Dites moi ce que vous en pensez.
Par Nancy Malenfant
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Plusieurs d'entre vous, pour en avoir été des témoins privilégiés, sont au courant de ma propension à perdre mes clés. Que ce soit celles de la voiture ou de la maison, il semble que je sois accablée d'une malchance perpétuelle qui fait que les clés se volatilisent en ma présence. Or, cette calamité qui me poursuit s'accompagne heureusement d'une chance inespérée.
Le dernier chapitre de mes histoires de clés s'est déroulé cette semaine. Je pars de bon matin pour aller faire des commissions. Pas de problème jusqu'à ce que j'arrive au bureau. Je prends ma clé pour ouvrir la porte. Oh, oh, j'ai seulement une clé sur mon porte-clés. Celle du bureau. Ce qui signifie que la clé de chez-moi est... chez-moi!
Comment je vais faire? J'héberge une collègue pour deux semaines, mais celle-ci est au champ pour l'avant-midi et je dois partir en bus pour la ville voisine avant qu'elle ne revienne.
Évaluons les possibilités. Je pourrais appeler la fille de la proprio pour qu'elle vienne m'ouvrir le portail principal, mais elle se trouve probablement au boulot. Je décide de tenter une autre option. Je vais tenter d'escalader la clôture. J'attends que la rue se vide avant d'entamer la traversée.
Avez-vous déjà essayé de passer par-dessus une clôture de barbelés de six pieds "slack"? Si vous n'êtes pas absolument obligés, je ne vous le conseille pas. J'ai réussi en déchirant mon linge au passage. Et devinez quoi... De l'autre côté, j'ai atterri direct dans les roses de la proprio. Génial! Comme si je n'étais pas déjà assez amochée comme ça, j'ai ajouté quelques égratignures à ma collection.
J'avais l'air d'avoir fait la guerre, mais au moins j'avais franchi le portail. Il me restait seulement à entrer dans la maison. Quelle chance... ma collègue m'avait laissé la clé sous un pot de fleurs en partant! Est-ce qu'elle est mardeuse la fille vous pensez?
Par Nancy Malenfant
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